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Fawzia Zouari

Publié le 19/11/2020 à 09:48 par le-temps-d-une-photo Tags : sur afrique argent fond article femmes nuit sur fond texte monde prix roman france enfants coup coeur
Fawzia Zouari

Mon coup de coeur littéraire du jour.

Le confinement a du bon si l'on s'intéresse à la littérature.

Voici une écrivaine intéressante qui prend position.

 

Fawzia Zouari, écrivaine, journaliste tunisienne, née le 10 septembre 1955 à Dahmani, est une écrivaine et journaliste franco-tunisienne. Elle travaille durant dix ans à l'Institut du monde arabe — à différents postes dont celui de rédactrice du magazine Qantara — avant de devenir journaliste à l'hebdomadaire Jeune Afrique en 1996.

Docteur en littérature française et comparée de la
Sorbonne, a publié cet article ras-le-bol dans
Jeune Afrique :

 

"Il y a des jours où je regrette d’être née arabe.
Les jours où je me réveille devant le spectacle de
gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom
d’Allah et où je m’endors avec le bruit des
explosions diffusées sur fond de versets coraniques.


— Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de
Beyrouth par la faute des kamikazes; où des cheikhs manchots et aveugles
s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des
outres de haine et de sang; où je vois des petites filles, les unes courir
protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de
mariée à l’âge de 9 ans.


— Et puis ces jours où j’entends des mamans chrétiennes confier en
sanglotant que leur progéniture convertie à l’islam refuse de les toucher sous
prétexte qu’elles sont impures.


— Quand j’entends pleurer ce père musulman parce qu’il ne sait pas
pourquoi son garçon est allé se faire tuer en Syrie. 


— À l’heure où celui-ci parade dans les faubourgs d’Alep, kalachnikov en
bandoulière, en attendant de se repaître d’une gamine venue de la banlieue
de Tunis ou de Londres, à qui l’on a fait croire que le viol est un laissez-passer
pour le paradis.


— Ces jours où je vois les Bill Gates dépenser leur argent pour les petits
Africains et les François Pinault pour les artistes de leur continent, tandis que
les cheikhs du Golfe dilapident leur fortune dans les casinos et les maisons de
charme (bordels) et qu’il ne vient pas à l’idée des nababs du Maghreb de
penser au chômeur qui crève la faim, au poète qui vit en clandestin, à
l’artiste qui n’a pas de quoi s’acheter un pinceau.


— Et tous ces croyants qui se prennent pour les inventeurs de la poudre alors
qu’ils ne savent pas nouer une cravate, et je ne parle pas de leur incapacité à
fabriquer une tablette ou une voiture.
Les mêmes qui dénombrent les miracles de la science dans le Coran et sont
dénués du plus petit savoir capable de faire reculer les maladies.


— Ces prêcheurs pleins d’arrogance qui vomissent l'Occident, bien qu’ils ne
puissent se passer de ses portables, de ses médicaments, de ses progrès en
tous genres.


— Et la cacophonie de ces "révolutions" qui tombent entre des mains
obscurantistes comme le fruit de l’arbre.


— Ces islamistes qui parlent de démocratie et n’en croient pas un mot, qui
clament le respect des femmes et les traitent en esclaves.


— Et ces gourdes qui se voilent et se courbent au lieu de flairer le piège, qui
revendiquent le statut de coépouse, de complémentaire, de moins que rien !


— Et ces "niqabées" qui, en Europe, prennent un malin plaisir à choquer le
bon Gaulois ou le bon Belge comme si c’était une prouesse de sortir en
scaphandrier !
Comme si c’était une manière de grandir l’islam que de le présenter dans ses
atours les plus rétrogrades.
Ces jours, enfin, où je cherche le salut et ne le trouve nulle part, même
pas auprès d’une élite intellectuelle arabe qui sévit sur les antennes et ignore
le terrain, qui vitupère le jour et finit dans les bars la nuit, qui parle principes
et se vend pour une poignée de dollars, qui fait du bruit et qui ne sert à rien !
Voilà, c’était mon quart d’heure de colère contre les miens...
Souhaitons que l'Occident ouvre les yeux...."
Fawzia Zouari

 

"Texte éloquent sans concession"  d'une écrivaine qui n'a pas peur de dire des vérités.

Faudrait que le politoco-bobo-parigot-bien-pensant prenne exemple..."

 

Portrait:

Installée à Paris depuis 1979, elle est actuellement journaliste à Jeune Afrique. Elle écrit son premier roman, La Caravane des chimères, en 1989. Auteur d’un essai, Pour en finir avec Shéhérazade (1996), elle écrit en 1999 Ce pays dont je meurs, sur les exilés en France qui, confrontés aux pires difficultés dans leur pays d’accueil, se retrouvent dans l’impossibilité de revenir en arrière. Son essai, Ce voile qui déchire la France (2004), est une analyse rigoureuse de la perception du foulard islamique en France.
En 2015, Fawzia Zouari signe un essai intitulé Je ne suis pas Diam’s, en référence à la rappeuse voilée convertie à l’Islam : port du voile, statut de la femme, Islam, elle donne sa vision de la religion musulmane aujourd’hui et questionne le rôle des femmes dans la modernisation nécessaire, affirme-t-elle, de sa religion.

En 2016, la romancière publie un récit, Le Corps de ma mère, qui explore la figure maternelle, qui, si insaisissable fut-elle, se révèle une femme loin de ce qu’en imaginaient ses enfants. Un récit familial extraordinaire, shakespearien dans sa trame, son ampleur et son style, dont on ne sort pas indemne. Ce roman lui vaut le Prix des cinq continents de la francophonie 2016.

 

Bibliographie:

  • Le Corps de ma mère (Joëlle Losfeld, 2016)
  • Je ne suis pas Diam’s (Stock, 2015)
  • La Deuxième épouse (Ramsay, 2006)
  • Pour en finir avec Shahrazad (Edisud, 2003)
  • Le Voile islamique (Favre, 2002)
  • La Retournée (Ramsay, 2002)

 

Sources Étonnants Voyageurs

 Wikipédia et catalogue de la bnf